Habitat et qualité de l’air intérieur : Quels enjeux pour notre santé ?

17-03-2009 / 1003 lectures

Le bâtiment, responsable du ¼ des émissions de CO2 en France, arrive en tête des chantiers prioritaires dans la lutte contre le changement climatique et ambitionne de devenir l’économie la plus efficiente en carbone de l’Union d’ici à 2020. Dans le neuf, la norme « bâtiment basse consommation» (50 kWh/m²) s’appliquera à toutes les constructions d’ici 2012.

Cette situation pose une double problématique : Comment réduire la consommation énergétique tout en préservant la qualité de son air intérieur ?

Doit-on transformer son habitat en « bunker » pour éviter les pertes thermiques en entraînant des conséquences importantes en matière de qualité de l’air intérieur ou existe-t-il une solution pour trouver un compromis favorable à ces enjeux ?

En collaboration avec le Professeur Denis Charpin, Chef du Service de Pneumologie-Allergologie de l’Hôpital Nord du Centre hospitalier et universitaire Marseille, la FFTB (Fédération Française des Tuiles et Briques) fait le point aujourd’hui sur le sujet.

Quand l’air de la maison est plus pollué que celui de la rue !

Quelques chiffres
- 52% de risque supplémentaires de développer une maladie respiratoire si le logement contient humidité et moisissures.
- 10% des nourrissons souffrent d’eczéma atopique.
- 10% des écoliers et 15% des collégiens souffrent d’asthme.
- 1ère cause d’absentéisme à l’école : l’asthme.
- 3 fois plus d’asthmatiques depuis 20 ans.

Nous passons 22 heures par jour dans un espace clos : bureau, école, logement… la qualité de l’air intérieur a donc un rôle plus important sur notre santé que l’air extérieur. Pourtant les différentes politiques publiques ont conduit à mettre avant tout en avant la pollution de l’air extérieur. De même, le Grenelle de l’Environnement s’est approprié à juste titre la réduction de gaz à effet de serre mais sans se donner les moyens suffisants de travailler sur la qualité de l’air intérieur.

La pollution de l’air intérieur, un problème de santé publique !

Une étude récente a montré que des associations ont été établies entre les effets respiratoires et la présence d’humidité et de moisissures dans les logements. En effet, on sait que 10% en moyenne des Français sont asthmatiques. Dans une maison à risque, c’est à-dire où il y a présence de moisissures, ce taux augmente de 50%. De même pour la toux et les sifflements dans la poitrine dont le taux moyen augmente respectivement de 50% et 44% chez les occupants d’une maison humide.

Il s’avère que l’asthme est un problème chronique, qui ne cesse d’augmenter et de s’accentuer. Cette maladie, touchant particulièrement les enfants, est la première cause d’absentéisme à l’école. C’est donc une maladie qui concerne une partie importante de la population. La prise en compte du problème de la pollution intérieure dans les bâtiments pourrait conduire, à terme, selon le Professeur Denis Charpin « à une diminution des cas d’asthme et des autres maladies respiratoires liées à ce type de pollution »

A l’origine de ce problème de santé publique, les deux contaminants majeurs de la qualité de l’air que nous respirons dans nos logements : les moisissures et les COV (composés organiques volatils). En se focalisant sur les économies d’énergie (renforcement de l’isolation des maisons) on a tendance à oublier l’exigence de qualité d’air intérieur qui conduit, comme le souligne le Pr Charpin « à une augmentation de l’humidité intérieure avec pour corollaire, le développement de moisissures et la présence de polluants chimiques à plus forte concentration ».

Des moisissures de plus en plus présentes

De nombreuses études, compilées par le Professeur Denis Charpin, démontrent que les moisissures sont très présentes dans nos logements à cause d’un excès d’humidité de l’air. On estime ainsi que l’air d’une maison ancienne se renouvelle en 30 minutes, l’air d’une maison moderne mal isolée en une heure et l’air d’une maison bien isolée en 10 heures !

Le confinement des logements et l’utilisation excessive du chauffage favorisent aujourd’hui le développement en abondance des acariens et des moisissures. Leur présence est accrue lorsque la température est comprise entre 20 et 25°C et que le taux d’humidité de l’air intérieur est supérieur à 60%.

Dans la région PACA, le Professeur Charpin et son équipe a ainsi démontré que 74% des logements visités pour un diagnostic dans le cadre de l’activité de « Conseil habitat et santé » présentaient des moisissures et que 56% de ces logements avaient un taux élevé à très élevé d’acariens. La dernière enquête « Logement » de l’INSEE a, quant à elle, trouvé un excès d’humidité dans 23% du parc des logements de France métropolitaine. L’excès d’humidité représente, de très loin, le défaut le plus fréquent du logement.

Les COV, ces drôles de volatils…

Souvent à l’origine de problèmes respiratoires ou allergiques, les composés organiques volatils (COV) sont retrouvés dans tous les logements et sont l’un des principaux polluants auxquels nous devons faire face. L’étude de l’Observatoire national de la qualité de l’air intérieur, publiée en 2006, a prouvé sans ambiguïté que la concentration en produits chimiques et en dérivés d’hydrocarbures de l’air à l’intérieur d’un domicile est bien supérieure à la concentration mesurée dans l’air extérieur.

Présents dans notre environnement immédiat, les COV proviennent des produits de bricolage que nous utilisons (peintures, colles, décapants, résines synthétiques), des produits ménagers (produits de nettoyage, insecticides, déodorants), des objets domestiques (appareils électriques ou électroniques, jouets en plastique, meubles) mais aussi des matériaux de construction (mousses isolantes, bois agglomérés, plastiques). Les COV sont des produits instables qui émettent des vapeurs à température ambiante. Généralement, un logement « abrite » entre 50 et 300 composés organiques volatils différents, parmi lesquels benzène, toluène, xylène, trichloréthylène ou formaldéhyde… qui ont des effets néfastes : odeurs, irritation des yeux, somnolence, fatigue, voire gêne respiratoire caractérisée avec risque d’asthme et d’allergie.

On a là un problème de santé publique, dont la prise de conscience est très récente. Malgré cela, de nombreux professionnels du bâtiment concentrent encore tous leurs efforts sur l’efficacité énergétique des bâtiments, ce qui peut accentuer l’effet de confinement et ne pas favoriser le renouvellement de l’air intérieur.

Le Monomur Terre Cuite : pilier d’une maison saine !

Aujourd’hui, la brique Monomur Terre Cuite permet de concilier à la fois les soucis de préservation de l’environnement et la qualité de l’air. La composition du Monomur Terre Cuite ne permet pas en effet à l’humidité de se développer et évite ainsi la prolifération des moisissures. Autre avantage, matériau exclusivement minéral et totalement naturel, la brique Monomur ne dégage aucun composé organique volatil (COV).
Les performances isolantes de la brique Monomur permettent de construire des murs sans avoir à ajouter d’isolant complémentaire.

La brique Monomur Terre Cuite s’impose donc comme un matériau incontournable pour qui veut concilier respect de l’environnement et préservation de la qualité de l’air intérieur.

Des maisons saines dans des murs sains

En réduisant significativement l’humidité et en n’apportant aucune matière nutritive, la brique Monomur évite le développement de moisissures comme le prouvent les tests comparatifs réalisés par l’Asept (Laboratoire indépendant - Hygiène et Sécurité).

Une maison sans humidité

Le Monomur Terre Cuite est étanche à l’eau et ne diffuse pas l’humidité de l’extérieur vers l’intérieur. Même dans des conditions hivernales, la Brique Monomur Terre Cuite absorbe et accumule cinq fois moins d’eau que d’autres types de murs isolés par l’intérieur. De plus, la répartition de la température dans l’épaisseur du mur limite significativement les risques de condensation. Autre point fort de ce matériau, sa capacité à corriger les ponts thermiques réduit les points froids et la condensation.

Une qualité d’air intérieur optimale

La terre cuite naturelle utilisée pour la fabrication de la brique Monomur ne contient aucune substance nutritive susceptible de favoriser le développement des moisissures. De nombreuses études, menées notamment par le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) en 2000 prouvent aussi que la Brique Monomur Terre Cuite n’émet aucune trace de COV.

Une isolation efficace et durable pour des logements basse consommation

Isolante, la Brique Monomur Terre Cuite ne sacrifie pas la qualité de l’air intérieur. Ses qualités thermiques permettent même de concevoir un logement bioclimatique basse consommation.

Autre point fort, la pérennité de ses performances : une fois celle-ci installée, la Brique Monomur Terre Cuite assure une isolation durant toute la vie du bâtiment sans le moindre entretien.

Enfin, la brique Monomur assure une bio-climatisation naturelle. Son inertie agit comme un régulateur. En été, elle limite la hausse de température, évitant ainsi l’utilisation d’équipements de climatisation, source potentielle de risques sanitaires. En hiver, elle conserve la chaleur, réduisant d’environ 10% les besoins en chauffage.

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