
Pour économiser l'eau et ainsi préserver la ressource en eau, il est intéressant de stocker l'eau de pluie dans une citerne.
De plus, en milieu urbain les sols n'étant plus perméables (tout béton), si l'eau n'est plus rejetée dans les conduites d'évacuation cela évite d'éventuelles inondations.
C'est surtout, pour un usage extérieur qu'il est recommandé de stocker l'eau de pluie. Car l'eau ruisselant depuis la toiture ne respecte pas les limites de qualité réglementaires définies pour l’eau potable et peut contenir des micro-organismes pathogènes.
Pour les usages domestiques intérieurs, les limites sont importantes : d’une part les toitures ne doivent pas être en amiante-ciment ou en plomb; d’autre part, l’eau collectée ne peut être utilisée que pour les WC et le lavage des sols. Pas question de la boire ou de s’en servir pour se laver !
Pour l'utilisation par le lave-linge, la législation reste assez vague et autorise l'eau de pluie de récupération filtrée à titre expérimental !
Attention, l’eau de pluie n’est ni pure ni potable, elle a subit la contamination des gaz, particules, aérosols provenant de l’activité humaine; particules et pollutions urbaines issues des industries et des gaz d’échappement des voitures.
La présence de robinets de soutirage d’eaux distribuant chacun des eaux de qualité différentes est interdite dans la même pièce, à l’exception des caves, sous-sols et autres pièces annexes à l’habitation. Les canalisations de distribution d’eau de pluie, à l’intérieur des bâtiments, sont repérées de façon explicite par un pictogramme « eau non potable », à tous les points suivants : entrée et sortie de vannes et des appareils, aux passages de cloisons et de murs. A proximité immédiate de chaque point de soutirage doit être implantée une plaque de signalisation qui comporte la mention " eau non potable " et un pictogramme explicite.
Source : Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développemnet durable et de l'aménagement du territoire.
En moyenne on peut récupérer 600 litres d'eau de pluie par m² de toiture. Les besoins annuels liés à l'utilisation de la chasse d'eau sont d'environ 8000 litres par personne.

Les citernes commercialisées en France, sont en béton ou en polyéthylène haute densité (PEHD). Elles peuvent être entérrées ou non. Leur contenance varie de 3000 à 10 000 litres. Les cuves de 5000 litres sont les plus vendues.
Enterrée, la citerne a l'avantage de conserver l'eau à l'abri de la lumière et à la température du sol. Cela évite la prolifération d'algues et de bactéries et isole thermiquement l'eau, évitant ainsi qu'elle subisse les température extrèmes (gel, canicule).
Le prix d'une cuve en béton est comparable à celui d'une cuve en PEHD, environ 3000€ HT équipée pour le jardin (filtre, siphon de trop-plein, clapet, pompe électrique) et 4300€ HT pour la maison (groupe hydrophore).
Le bilan énergétique pour leur fabrication est à peu près équivalent.
L'eau de pluie est récupérée par les gouttières, un filtre avant la cuve élimine les grosses impuretés (feuilles, brindilles, cailloux ...), puis l'eau est réinjectée à la demande à l'aide d'une pompe immergée dans la cuve et de nouveau filtrée, avant d'arriver aux robinets.
Un crédit d'impôt de 25% est accordé pour l'acquisition d'une citerne de récupération d'eau de pluie, installée par un professionnel, pour un usage extérieur, pour la résidence principale. La TVA passe de 19,6% à 5,5%, pour une maison de plus de deux ans.

Des plus petits récupérateurs d'eau de pluie sont commercialisés pour un usage extérieur uniquement, ils peuvent suffire pour arroser un petit jardin. Leur contenance est comprise entre 300 et 1000 litres. Ils sont fournis en général avec un couvercle et un robinet, ils sont en plastique, leur prix varie de 30 € à 400 €.
Leur installation est facile, il suffit de couper le tuyau de descente de gouttière et de raccorder le récupérateur soit directement ou à l'aide d'un coude.
